Imaginez un immeuble sur le toit duquel on décide de créer un jardin, un petit paradis où enfin on aurait réglé la question solitude. « Je manque cruellement d’un jardin. Et pourquoi pas suspendu ? On y installerait des palissades. Tout autour du toit. C’est mieux si on fait la fête. Le haut de l’immeuble est plat, comme les buildings de Manhattan, ça tombe bien. On sème juste du gazon. Une prairie et basta – là, on respire. »
Love Supreme est une exploration burlesque et radicale qui passe par diverses rencontres toutes plus désopilantes et intrigantes les unes que les autres, jusqu’à celle d’un amour ultime, suprême. Un philosophe allemand volubile et passionné de varappe, une psychanalyste revêche, une jeune comédienne qui rêve de monter La Mouette de Tchekov, un noble extravagant passionné de chasse à courre… Le narrateur bricole un roman de survie et d’amour, un conte moderne « qui finit bien », une utopie ultra contemporaine pour un « paradis mode d’emploi ».
Olivier Cadiot, Love supreme, P.O.L., 2026