Julio Cortázar, né en Belgique, mort à Paris mais résolument argentin, aurait eu 100 ans cette année. En Argentine, 2014 a été décrétée «année Cortázar», avec comme thème «100 ans sans Julio». L’oeuvre de Cortázar se caractérise entre autres par l’expérimentation formelle et la récurrence du fantastique et du surréalisme. Souvent comparé à son compatriote Jorge Luis Borges, il s’en distingue toutefois par une approche plus ludique de la littérature. Avec Marelle (1963), roman-labyrinthe de 600 pages qui
entremêle récits à Paris et à Buenos Aires, et que le lecteur peut lire dans l’ordre ou en sautant d’un chapitre à l’autre (il y en a 155) sans suivre la numérotation, Cortázar a écrit l’un des romans les plus importants et les plus commentés de la langue espagnole.
Eduardo Berti, né en Argentine en 1964, est membre de l’Oulipo depuis juin dernier. Traducteur, critique littéraire et écrivain (une dizaine de titres publiés en France et traduits dans de nombreux pays), il nous donnera son regard sur l’oeuvre exceptionnelle de Cortázar.
En partenariat avec la BPI – Centre Georges Pompidou, dans le cadre de « Trois jours avec le Grand Cronope & l’Oulipo / Pour fêter Julio Cortázar ». Programme complet sur www.bpi.fr
A lire – Julio Cortázar, oeuvre publiée aux éd. Gallimard. Eduardo Berti, Le Pays imaginé, Actes Sud, 2013.