La poésie de Gabriel Dufay, nourrie par une admiration fervente pour les œuvres de Jon Fosse, Alda Merini et Paul Valet, cherche à rallumer la passion dans les cœurs froids.
Comme l’indique son titre programmatique, Sauver la beauté peut se lire comme un manifeste, sans mots d’ordre et sans démonstration rhétorique. À l’écart des « postures courtisanes ou partisanes des serviles suffisances », la seule tâche que se fixe Gabriel Dufay est celle de guetter « les épiphanies de l’outre-monde », à travers une communauté de poètes dont les présences émaillent le texte, comme Pablo Neruda, Hölderlin, Brigitte Fontaine, Fernando Pessoa, Antonio Machado ou Alejandra Pizarnik.
« Nous sommes des lucioles qui étincellent et éclairent les terrains vagues et obscurs de la fin du monde »
Gabriel Dufay, Sauver la beauté, L’Atelier contemporain, 2026