En 1962, Michel Butor termine le deuxième volume de Répertoire, en répondant à la question « Quels sont vos projets immédiats, lointains ? » par cette phrase : « J’ai du pain sur la planche pour cent ans » (« Réponses à Tel Quel », Répertoire II, 1962).
S’il est souvent cité comme une des figures du Nouveau Roman, les romans ne représentent pourtant qu’une toute petite partie du travail d’écrivain de Michel Butor. Il a mis à profit ses presque quatre-vingt-dix années de vie pour construire une bibliographie extraordinairement variée, protéiforme et foisonnante, qui remplit les milliers de pages des douze volumes de ses Œuvres complètes. On y trouve par exemple, parmi l’exploration de multiples formes, des essais et des textes de critique (Répertoire, Improvisations), l’invention d’une géographie poétique (Le Génie du Lieu, Description de San Marco), et toujours des poèmes (Illustrations, Avant-goût, etc.)
Pour fêter l’anniversaire de sa naissance (il aurait eu cent ans le 14 septembre 2026), c’est à une promenade à travers cette œuvre-monde que nous invitent Sophie Semin Handke et Pierre-François Garel en suivant la piste de la poésie.
Dans le cadre du Centenaire Michel Butor, avec le soutien de l’association « Archive : Claude Simon et ses contemporains »
Photo : © Philippe Matsas / Opale