Les amours rudimentaires d’Ève Guerra met en scène une narratrice au bord de la rupture. Anna, écrivaine en panne d’inspiration, décide de faire confiance à l’intelligence artificielle pour résoudre ses problèmes sentimentaux. Dans ce court récit tragi-comique, Ève Guerra interroge les illusions d’un monde où chacun trompe sa solitude.
Joy Majdalani interroge également notre rapport à l’intime avec Skincare. Dans ce texte, la narratrice, directrice artistique pour une gamme de cosmétiques, règne sur son corps à l’aide d’une skincare parfaitement optimisée. Cette vie apparemment sans défaut vole en éclats le jour où son autorité visionnaire est remise en question.
Deux textes où le réel vacille sous le poids des injonctions qui prétendent le maîtriser et qui explorent une même tension : comment s’approprier son corps et son existence intérieure dans une époque saturée par les discours ?
Ève Guerra, Les amours rudimentaires, 49 pages, 2026
Joy Majdalani, Skincare, 49 pages, 2026
Ève Guerra © Laure Achour
Joy Majdalani © Monica Linzmeier