17 mars 1916 : le sous-lieutenant Cointreau-whisky, alias Guillaume Apollinaire, engagé volontaire, est atteint à la tempe par un éclat d’obus dans la tranchée du Bois des Buttes. Cent ans après, Raphaël Jerusalmy nous entraîne aux côtés du poète et des poilus dans un cruel compte à rebours, jusqu’à l’impact. Après Sauver Mozart et La Confrérie des chasseurs de livres, Jerusalmy marie une nouvelle fois l’histoire d’un homme à celle des hommes. Dans ce roman caustique et tendre qui mêle la boue et la poésie, la mort et les mots, la fraternité des hommes et l’absolu poétique, on découvre un Apollinaire guettant le jaillissement poétique du chaos.
Raphaël Jerusalmy, Les obus jouaient à pigeon vole, coll. « Sur le fil », éd. Bruno Doucey, 2016.